samedi 30 août 2014

Quand l'art te révèle des choses

Bonjour à tous !

Comme vous vous le savez, je suis sur Hellocoton et, il y a peu, j'ai mis en avant un artiste que j'ai découvert, qui répond au nom de Maxima. Je n'ai pas été exhaustif dans cette annonce, car, pour être entièrement honnête, c'est un ami de longue date que je connais personnellement.
Mais l'honnêteté était de mise dès le départ : j'ai découvert un artiste ! Même s'il est un ami, je n'ai pas suivi ses travaux depuis plusieurs mois puisqu'il travaillait sur ses espaces internet. Lorsqu'il a ouvert sa page, je me suis trouvé face à autre chose. Ami ou pas, j'ai véritablement découvert quelque chose.

Notamment cette production-ci.

Me and Me

A5, pointes calibrées, encre.

Maxima
Mettons de côté l'esthétique urbaine qui, de toute manière, a forcément attiré mon regard, et venons-en au sujet même de cet article, à ce que contient le titre ci-dessus : l'art révèle des choses, et cette production illustre des éléments des Contes urbains.

Ce qui m'a plu avant tout, dans ce dessin comme sur d'autres de Maxima, c'est le fait de présenter à la fois le dessin original (à droite) et le produit fini après retouche informatique (à gauche). Cela montre une idée qui me tient à coeur, et que j'ai filé tout au long de mon recueil : on rencontre des choses dans la vie, nous vivons des instants et, en tant que tel, il semble ne rien y avoir. La vie et la mort sont liées, l'existence fait face à un vide, à une vanité effrayante. Toutefois, s'il semble que nous ne pouvons rien faire avec ce que l'on suit dans la poursuite absurde des jours, selon une pensée à la Camus, il revient à nous de modifier, d'imposer son action. Nous ne sommes qu'une fraction de seconde dans l'éternité : mais, comme la petite note au sein de la symphonie, nous venons donner corps au tout.

Ce que je veux dire par là, c'est que ce dessin originel qui, en apparence, semble ne rien proposer de plus que ce qu'il est, permet d'autres productions derrière. Et on voit ici l'idée que je mets en avant dans les textes tels que la note de décembre 2012, ou dans "Death met all", "Sophie" ou "Quête" : l'idée d'esthétiser. La différence entre les deux images provient de cette esthétique. La première ne représente qu'une fille devant des immeubles - bien qu'il y ait un traitement esthétique par le style pictural. Mais, derrière, il n'y a pas de réflexion, il y a surtout une image - comme dans la vie nous voyons des choses.
Après coup, via le second dessin informatique, il y a ce travail pour donner corps, pour donner vie à l'idée, à la sensation et à la sensibilité de l'artiste. Il a confié une esthétique par le double et le traitement de l'image avec les effets de transparence, ainsi que le jeu de couleurs. En effet, les deux personnages sont radicalement différents : l'original tranche, semble agressif par le contraste noir profond et blanc pur, il est sans demie-mesure, sans teinte, qu'en radicalités. Au contraire, son alter ego est plus doux, plus tendre avec ce gris intermédiaire. Finalement, une image matricielle a rendu quelque chose de nouveau et de plus profond, de plus saisissant.

C'est cela même que j'entends par "esthétiser" : face aux éléments que l'on rencontre dans notre vie, dans l'enchaînement vif et fuyant des choses, il nous est possible de s'arrêter, de capter une image et de l'habiller d'émotions, de la charger de sens pour devenir un souvenir. Malgré tout, l'idée n'est pas de s'attacher à cette émotion, mais de la percevoir comme borne, comme marque de notre passage et de notre vie. C'est un moyen de savoir d'où l'on vient, qui on est et qui l'on deviendra. Le travail que propose Maxima m'a donné à revoir ceci, à ressentir à nouveau cette idée et, surtout, à l'illustrer. Il parvient, par tout hasard, à donner une réalité à la place que je donne à l'art dans les Contes urbains. Pour cela, il avait entièrement sa place ici-même.


Je profite de cet article pour remercier sandrasbz qui, comme beaucoup de visiteurs, ont porté un intérêt pour mon projet. Sachez que cela me fait extrêmement plaisir de voir que ce qui m'inspire et me motive trouve écho auprès des personnes. En plus de cette écrivain, je vous remercie tous !

jeudi 28 août 2014

Défi d'éciture / 6 mots : donne-les et j'écrirai !




Bonjour à tous !

La rentrée approche à grands pas et, avec, je compte bien fournir le blog de quelques nouveautés.
Aujourd'hui, pas d'observations autour de faits de société, mais un retour auprès de l'écriture ! Durant mes vacances, j'ai eu la possibilité de travailler en centre aéré pendant tout le mois de juillet. Un tel contrat ne permet que peu de temps pour se poser et écrire. Toutefois, j'ai expérimenté un défi qui peut être lancé en toutes circonstances et par n'importe qui.
Celui-ci consiste à écrire selon des mots imposés. Rien de particulier en soi, c'est pas nouveau. Seulement, pour diversifier la chose, guider le choix de mots par les plus jeunes et pour éviter d'avoir toujours les mêmes types de mots, j'ai choisi de demander trois mots (peu importe la nature, mais on tombe souvent sur des noms communs), deux lieux et un verbe.

Pourquoi ce choix ? 
Trois mots afin d'avoir un ensemble de mots-clés qui vont ouvrir le champ d'écriture.
Deux lieux pour impulser une amplitude de mouvement.
Un verbe qui va donner une action, une dynamique.

Ce défi est simple et permet de facilement lancer un récit.

Cette semaine, je vous propose le texte que j'ai écrit en deuxième défi, avec des mots donnés par un ami. J'avais donc ceci :

Serpent, Ruisseau, Cornes - Une discothèque, un temple grec - Danser

A vous de découvrir ce qui peut se cacher derrière ces mots avec le texte L'or des cours d'eau ;)

Pour votre confort, ce texte est disponible sur la dropbox des Contes urbains.
Sachez que vous pouvez également me soumettre votre liste de 6 mots afin que je produise quelque chose !
Bonne lecture à vous, et à la prochaine !

dimanche 17 août 2014

Sexisme : quand tu insultes un sexe, tu insultes l'autre aussi

 Bonjour à tous !

Avant tout, bon retour sur le blog ! J'ai été longuement absent, mais l'été a eu son lot de moments d'activités, excusez-moi du manque de nouveautés.

Bad Luck Mario (source)

Ces derniers temps, il y a eu plusieurs débats qui se nouent autour de la question du sexisme. Ca dénonce la place de la femme dans le jeu vidéo comme une jouvencelle en détresse, ça balance qu'on parque les garçons et les filles dans des cases identitaires, ça souligne la sur-présence des hommes dans certaines professions. En gros, ça soulève plusieurs questions et, surtout, ça avance des idées dans tous les sens.

Et on en perd la tête !

Prenons les choses dans l'ordre : en début d'année a été diffusée une vidéo d'une analyste qui affirme que, dans les jeux vidéo, les femmes sont reléguées au rang de greluches. Il est vrai qu'il y a des rôles assez discutables. Mais si Peach est une princesse plate sans profondeur, c'est parce que le premier épisode est sorti sur NES, une console techniquement très limitée. On voulait du jeu et basta, la princesse, on s'en fichait, on avait un prétexte à aller de niveaux en niveaux. D'ailleurs, contrairement à ce qui est dit, Mario ne va pas "chercher sa princesse pour la choper", mais il part sauver la princesse des Toads : en effet, ceux-ci disent "our princess is in another castle", notre princesse. Elle dirige les petits champignons, et Mario veut sauver le royaume : lui n'est qu'une sorte de héros arrivé là... Un peu comme le joueur : il n'a rien à voir avec la princesse, elle dépend du jeu, d'où cette appartenance purement virtuelle signifiée par le "our".
 Et lorsque l'on évoque le personnage de Lara Croft, la répartie est : "Ouais, mais c'est une pintade faite par des hommes pour des hommes." Il faut savoir relativiser : dans les premiers épisodes, comme pour le premier Mario, l'accent était mis sur le gameplay. Encore dans les années 90 et début 2000, il y avait tout à faire dans ce médium, et les développeurs n'ont saisi la portée scénaristique de leur produit que relativement tard. Il faut attendre des jeux comme Metal Gear Solid ou Half-Life pour commencer à avoir des réflexions poussées et fines sur ce que le jeu vidéo peut véhiculer.
La chose qu'on oublie, c'est qu'avant Lara Croft est né le personnage de Samus Aran, héroïne de la série Metroid. Sa sexualité, en soi, n'est pas mise en avant plus que ça, on ne s'interroge nullement sur son identité. Elle tacle les idées reçues en premier lieu - oui, je ne suis pas niais, il y a eu des hacks pour la jouer nue car les joueurs, ben parfois ça fantasme.
Mais, dans cet ordre d'idée, quelle est l'image des hommes dans les jeux vidéo ? Dans le cas où il y a pucelle en danger, il y a mâle alpha ultra badass bourré de testostérone (dans Call of Duty ou Resident Evil, par exemple). Le cliché sexiste soulevé d'un côté est contre-balancé par d'autres clichés sexistes. Il y a de tout, et chaque personnage trouve justification selon l'esthétique choisie - esthétique qu'on est en droit de refuser.
Cependant, juger de la place des femmes et de l'homme dans Duke Nukem 3D est ridicule : ce jeu est une parodie monumentale et un délire de bout en bout. Au même titre que parler de place sexiste de la femme dans Splatterhouse ne va pas très loin :  c'est un Beat 'em all, on se moque du scénario, surtout pour Splatterhouse !


Je parle un peu souvent de jeux vidéo. Mais je pourrais, dans le cadre du sexisme et des inégalités hommes-femmes et des images qui sont véhiculées, évoquer des publicités "merveilleuses" qui, quoi qu'on en dise, peuvent donner une mauvaise image de ce que doit être l'homme - et des femmes, par extension.
Face à la pub Contrex dans laquelle on voit des femmes se ruer sur des vélo d'appartements pour dénuder des hommes virtuels, ou devant la pub pour le Coca Light avec les demoiselles qui proposent au jardinier une canette volontairement secouée pour qu'il s'en mette partout et tombe le maillot, afin que l'on voie bien les 8 packs et pecs d'acier, j'ai eu un même constat : ça passe, c'est rigolo, c'est glamour, ce que vous voulez. Soit, j'avale ça. Et je pose la question qui fâche : "Et si ç'avait été l'inverse ?"
Qu'aurait-on dit d'une pub dans laquelle des hommes soulèvent un max de fonte pour que des demoiselles se déshabillent au fur et à mesure ? On les verrait suer sang et eau, avec une banane au visage (et pas que là), toujours porter de plus en plus de poids, on leur dirait qu'ils ont bien perdu des calories alors que la femme virtuelle ôterait son soutien-gorge en cachant sa poitrine de façon sensuelle.
Bien entendu, ce serait amoral, immonde, dégueulasse, pervers, tout ce que vous voulez.
Et la cannette secouée ? Je vois bien les quatre bonhommes qui boivent des coups de bière, et qui lancent à une fille de façon décontractée une canette de bibine. La fille, bien formée, ouvrirait la boisson et, Ciel, ça déborde de mousse et d'alcool ! Zut, elle doit enlever son seul t-shirt blanc, et lancer un clin d'oeil racoleur aux messieurs bien contents de leur ruse.

Dégueulasse vous dîtes ? Ce n'est qu'un inversement de ce qu'il y a dans ces spots. Le problème soulevé ici provient de l'image projetée du représentant alpha du sexe. Les femmes s'insurgent à raison de l'image véhiculée de la greluche à forte poitrine. Autant que, moi-même, j'ai pu m'insurger de l'image du Mâle bien taillé et qui se montre sous des poses ringardes.
D'autant que, finalement, ces pubs que l'on pourrait qualifier de "juste vengeance" envers ce qui a été fait auprès des femmes, ne sert finalement ni l'un, ni l'autre : les femmes semblent passer pour des affamées, et les hommes sont des objets. A mon sens, le sexisme standard ne vaut pas mieux : il place les hommes au rang d'animaux, et les femmes comme des proies. Mais ce sexisme renversé insulte tout le monde aussi, puisque les femmes deviennent animales et les hommes, des proies soumises. Il n'y a pas de conduite de "juste vengeance" à suivre.
Au lieu de forcément cracher son venin, il suffit de voir qu'il y a de ces images partout, et qu'elles perdureront tant qu'on leur donnera du crédit. Je pense que le mieux reste de tendre la main, de ne pas dire "les hommes sont tous etc" et, surtout, de ne pas agir en fonction d'une telle pensée.


J'ai eu dernièrement un échange avec un utilisateur de Facebook que je ne connais pas. Quelqu'un avait partagé un lien sur le sexisme que j'ai trouvé très intéressant, de fait j'ai parlé de mon point de vue : le féminisme radical n'est pas une solution au même titre que la patriarcat ou le masculinisme, car dans les deux cas nous sommes dans la volonté pour un genre de dépasser l'autre, de se montrer présent par une forme de revendication. Cet internaute m'a jugé comme dangereux, comme quoi je confondais extrémisme et radicalisme bien que, très sincèrement, j'estime que les deux sont la même chose : ce sont ces deux faces d'une même pièce qui apportent les dérives et les débordements. Le radicalisme, tout comme l'extrémisme, conduit à ne plus rien considérer et, donc, à se fermer le plus possible. C'est ce qui est inclus dans les termes : se radicaliser, c'est aller vers l'extrême, refuser le reste.
J'ai été jugé dangereux alors que je propose justement une ouverture : je suis contre l'aspect revendicatif et revanchard de certains courants féministes plus qu'extrêmes qui sont semblables à des dérives qui ne sont absolument pas représentatives du combat pour l'égalité. Le fait est que la violence amène la violence. Il faut parfois donner un coup de poing sur la table par des manifestations concrètes, lancer des mouvements, mais sans aller dans l'explosion brute ; ce que je disais par "tendre la main".

Le souci, c'est que le sexisme est très largement diffus dans le quotidien. Ce lien en question montre que la plupart des insultes contre la virilité d'un homme se base sur des termes féminins : "fillette", par exemple. Quand je vois que même des filles utilisent ces termes, cela montre qu'il y a une forme d'adhésion subie. D'autant que, en travaillant avec les enfants, j'ai entendu certaines filles dire : "Mais je ne peux pas jouer au baby-foot ou au football, je suis une fille". On a un glissement : si certains petits gars disent toujours "ouais mais les filles sont nulles", les filles en sont convaincues. Il faut donc leur montrer des exemples, leur signaler que, non, il n'y a pas "des trucs pour filles et des trucs pour garçons". Si tu aimes, tu fais.
Il y a eu des changements d'ailleurs : quand j'étais enfant, le fait même de croiser les jambes pour un garçon (alors que j'aime bien cette position), de jouer à la marelle et de faire des scoubidous au lieu de faire du foot, c'était considéré comme "des trucs de fillette / tapette", et mon goût pour les jeux vidéo n'arrangeait rien car c'était encore assez marginal. Aujourd'hui, un garçon peut jouer à la marelle ou aux scoubidous sans avoir ces remarques de la part d'autres garçons : au même titre que, peu à peu, on peut conduire une fille à jouer au foot sans qu'elle soit obligée d'entendre "mais va faire de la danse classique" ou "mais les filles sont moins fortes". Il y a aussi bien des danseurs classiques masculins que des femmes footballeuses talentueux.

Le mot d'ordre, c'est le vivre ensemble, l'égalité. On le répète beaucoup dans la formation de professeur des écoles, du coup cette idée est injectée dans l'enseignement. Cela prendra du temps, mais cela peut se faire. Au lieu de combattre, éduquons, donnons à voir, amenons à prendre du recul.
Après tout, si on se comporte de manière sexiste, ou si on véhicule des messages sexistes, non seulement nous blessons la personne en face de soi, mais nous-même : ni proies, ni bêtes.


Mon idée d'égalité m'a amené à envisager un texte autour d'un maïeuticien. Vous vous dîtes : "Mais pourquoi parler d'un philosophe ?" En fait, un maïeuticien est aussi un sage-femme homme, la maïeutique étant utilisée ici dans le sens d'accompagnement et d'accouchement au sens propre. On est ici sur un des nombreux sommets de la distinction sexuelle : sage-femme, pas d'homme admis. Cependant, j'estime que, dans les expériences qu'un être peut suivre dans sa vie, s'il peut embrasser toutes les émotions au cours de son existence, il manquera à l'homme quelque chose d'absolument remarquable : la maternité.
Je pense qu'il y a quelque chose d'assez ténu là-dedans : l'homme ne porte pas cet enfant, mais il peut s'approcher de cette expérience. Le maïeuticien a la possibilité d'être au plus près de cette expérience qu'il ne connaîtra jamais. Le père de l'enfant peut, lui aussi, s'approcher de l'enfant et de la mère, en tendant la main, en écoutant, en faisant preuve de compassion juste, c'est à dire pas de compassion du type "oh la la mais qu'est-ce que tu dois avoir mal". Une compassion telle que les bouddhistes ou le Christ la conçoivent : comprendre autrui.

Voici donc un texte en prose poétique autour de cette figure du maïeuticien.

Je m’en vais sur la terrasse le cœur lourd, l’âme lasse. Je me tiens à cette hauteur, et j’observe les mouvements, rue St-Prieur.
Du clocher de l’église s’envolent les résonances ; le cuivre tremble, l’air soupire. Puis tout s’arrête, la vie n’est que silence, absence.
Absence…
Après les corbeaux de la cloche, la colombe d’un rire.
L’air soupire.

J’ai tant laissé le temps filer. Je veux tout accueillir ! En face, je vois que passe la main des jours. Les arbres s’endorment avec le ciel. Ils se remuent, graves, au gré du vent muet. Ne vois-tu pas, sur eux, le balancier tranquille des fleurs joviales ? Cela embaume l’instant de senteurs mêlées, d’impressions croisées. Parce que tout s’entrechoque, ça trébuche, désordonné, et déploie une beauté.

Ce soir, je ne mange pas ; le cœur lourd, l’âme lasse. J’écris ma peine : mes mots n’ont pas de beauté, pas d’impact. Ils ne croisent rien, restent muets. J’écris, car je ne peux dire ; je me tais, je ne peux que subir.
Le croissant de lune se dresse, pâle et épuisé. Ou bien est-ce moi qui le voit ainsi, jaloux de cette liberté. Quelle liberté ? La lune suit son court, ne sort pas de son chemin. Sauf qu’elle n’a pas de cœur, rien ne peut la dévier de sa route. Le temps, rien que le temps pour la guider.
J’ai tant laissé le temps filer. Mes cheveux tombent sur mes épaules, et un souffle les soulève. Je passe ma main sur ma peau, sur mon ventre : vide, le néant.
De toutes les expériences que je vivrai, de toutes les émotions que je chercherai à capter, une seule m’échappera, à tout jamais.
Rue St-Prieur, le cœur lourd, l’âme lasse ; je vois des femmes qui passent.
L’une d’elle est enceinte.
Ma main sur mon ventre. La lune semble se moquer de moi, et murmure : « A l’homme est refusée la maternité. »




Encore une fois, je vous remercie de votre lecture, et je vous souhaite une très bonne journée ;)