A propos ...

Un ouvrage, ce n'est pas qu'un objet. Derrière, il y a un auteur. Il a passé du temps à imaginer, agencer, composer, retravailler, bidouiller l'informatique pour une bonne conversion en ePub, à rêver autour de son livre.
Je suis Cyril, enseignant. J'écris depuis 9 ans. Comme j'ai 24 ans, vous avez tôt fait de comprendre que j'ai débuté vers 14-15 ans.


J'ai commencé avec des projets d'heroic fantasy qui tenaient plus de la fanfic de Final Fantasy. Cela n'avait pas ce nom, mais l'univers était le même. Un peu comme lorsqu'on veut faire un jeu sur RPG Maker : on pompe à droite à gauche des idées piochées selon notre expérience de joueur.
Là, je récoltais des idées, et ça n'allait jamais très loin.
J'ai toujours pensé autour de ce je que vivais. J'ai depuis longtemps pris de la distance, observé. Mais ce n'est qu'à ce moment de l'adolescence que je me suis arrêté pour écrire mes émotions. Du coup, à côté des fanfictions, je hasardais quelques poèmes pauvres, convenus et à la versification plus que plate. Je publiais tout cela sur un premier blog. J'ai très vite tourné en rond sans parvenir à cerner le problème.

Dès mes 16 ans, et après un projet de blog en collaboration autour d'un univers heroic fantasy, j'ai senti qu'il ne fallait pas que je continue dans les poèmes en vers, j'arrivais bien mieux à composer dans un format libre de toute contrainte, même si la prose me résistait encore. Aussi, après un projet de roman abandonné, j'avais perçu que la grosse somme unique ne me convenait pas non plus. Du coup, lorsque les émotions m'ont submergé et que l'envie d'écrire m'a piqué au plus profond de moi, je me suis investi dans la prose poétique.
Mon premier blog, terrain d'accueil de mes mauvais vers, avait pris un tournant. Lorsque je m'installais devant l'ordinateur, les choses me venaient, et je les publiais aussitôt. Et comme je n'étais plus bridé par la forme, je me laissais aller, je m'exprimais. Cela me plaisait tant, j'ai emprunté cette voie sans jamais l'abandonner.
Bien sûr, ces textes étaient inégaux, très "adolescents" (je n'utilise pas ce qualificatif comme une mauvaise critique), mais il y avait quelque chose de brut, et une volonté de désigner les choses par une écriture pensée selon une émotion. Il y avait de la poésie, une poésie libérée.


Ces textes sont présents dans la partie d'ouverture de mon premier recueil De Marche-Ombre à Marche-Ciel. Ce livre embrasse la période de 2007 à 2010. Il débute sur cet ensemble d'écrits instantanés, et dévoile d'autres écrits plus réfléchis, avec des intentions particulières. Ce recueil étant plus personnel, il me satisfait moins du point de vue du partage. Il est assez difficile de découvrir un auteur en étant confronté directement à sa vie. Il faut quelque chose de plus ouvert.

Après avoir écrit le dernier texte de ce livre, j'ai eu un moment de flottement. Mais je me suis relancé, en prenant appui sur les thématiques soulevées auparavant : la vie, la mort et la beauté de l'univers, aussi impitoyable soit-il.
Et de 2011 à 2013, j'ai réfléchi à ce que vous pouvez télécharger ici.


En dehors de l'écriture, j'ai un goût prononcé pour la musique et les jeux vidéo, qui sont aussi présents dans le recueil.
Le jeu vidéo, tout d'abord. J'y ai plongé très tôt dans mon enfance, et ça m'a beaucoup marqué. J'y passais beaucoup de temps avec mon frère. Si nombreux sont les détracteurs de cette pratique, j'en suis un défenseur. Le jeu vidéo marque l'esprit autant qu'un livre, et l'exploration des univers virtuels apporte quelque chose. De plus, il y a un lien avec la musique. L'instant se grave avec des notes et des sentiments que l'on retrouve volontiers lorsqu'on recommence une partie après des années.
J'ai un rapport intime avec les softs auxquels j'ai joué. Chacun me rappelle quelque chose. Oui, enfant je n'aimais pas lire, je préférais jouer. J'ai même eu de très mauvaises notes en français parce que j'ai passé mes week-ends à avancer dans FFIV en anglais plutôt que de lire la Genèse. Mais, lorsque je rejoue à FFIV, l'émotion demeure. Je ne fais pas l'apologie du jeu au détriment de l'école - bien au contraire. Je dis simplement qu'il ne faut pas enfoncer ce divertissement qui est un médium culturel.
C'est d'ailleurs en rapport à cette passion que j'ai choisi les nuages dans un style 8-bit pour mon blog : j'aime observer le ciel autant que les paysages virtuels.

Comme je l'ai dit, le jeu vidéo berce de sa musique, notamment dans les RPG (Nobuo Uematsu) et les jeux d'action-aventure. Du coup, en grandissant, j'ai découvert qu'avec les OST de jeux on pouvait faire de la très bonne musique, notamment du Power Metal avec The Black Mages. Non seulement j'étais entré dans la musique par les jeux, mais en plus j'y ai pénétré par le Metal. Je suis doublement en dehors de la "vraie" culture élitiste.
J'adore la musique sous toutes ses formes. J'écoute aussi bien du Hip-hop (Nujabes est incroyable) que du Death Metal, de la musique dite "classique" (parce qu'il y a un tas de sous-genres) que du Rock psyché', du Blues Rock, du Jazz et de la musique progressive, Metal ou Rock. Je n'oublie pas ce qui touche au folklore et la minimal. De manière générale, j'aime la musique très instrumentale. Les paroles sont une valeur ajoutée, je me fie plus à ce que la composition dégage.


C'est en parallèle de la musique et du jeu vidéo que j'ai aussi découvert la littérature, avec No Pasaran, le jeu de Christian Lehmann. C'est le premier livre que j'ai lu d'une traite. Depuis, j'aime lire. Mes lectures nourrissent forcément mon écriture, autant que mes autres centres d'intérêt. Parce que ce sont des média artistiques, ils marquent la personne d'une foule d'émotions tenaces.

Comme vous l'avez constaté, je suis sensible. Je prends les choses telles qu'elles viennent, je me les approprie et je les manipule. Je suis curieux de ce qui touche à la méditation et au bouddhisme, aussi je vous conseille Le Livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoché, qui est une merveille à ce propos. Ce maître explique le bouddhisme simplement, sans détour et sans le sophistication perchée de certains auteurs. C'est expliqué avec simplicité et compassion envers la société occidentale.
D'ailleurs, si je m'intéresse au bouddhisme, je ne me dis pas bouddhiste. Déjà parce qu'un vrai bouddhiste ne s'affirmera jamais comme tel, c'est contre leurs principes de "lâcher prise" et que la vérité n'a pas de nom et reste multiple. Ensuite parce que je ne pratique pas la méditation telle qu'expliquée dans les livres. J'ai des instants où je me pose et suis dans cette posture, mais je l'intègre aussi durant mes exercices physiques. La musculation permet de se recentrer, de se concentrer.


Tout ceci est représenté dans le recueil. J'écris en musique, j'écris avec un livre sous la main, j'écris en prenant en compte ce que je ressens, que ce soit durant le jeu vidéo ou l'exercice physique et la méditation. Et je donne tout cela.

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