La musique


Être diffus, comme s'échappent les notes...
 En tant qu'amateur de musique, j'ai souvent voulu tenter l'apprentissage d'un instrument. Batterie, basse, guitare, harmonica, bongos... J'ai eu plusieurs instruments entre les mains, on m'a donné plusieurs conseils. Seulement, je ne parviens pas "à choper le truc". Je suis de nature assez impatiente pour ce genre de compétences. Du coup, j'ai une envie de jouer, de faire de la musique, mais je suis incapable d'apprendre.

Les Contes urbains ont un rapport particulier avec la musique. Mon moyen d'expression, c'est l'écriture. Dans ce cas, c'est par les mots que je veux rendre ce que la musique m'inspire. Plusieurs compositions m'ont provoqué une émotion qui sera observée ensuite, ou bien des paroles - du moins ce que j'en comprends à la première écoute - me font écrire une phrase qui va me porter. Voire la musique est citée en plein texte, elle est au cœur de celui-ci. Les situations sont nombreuses.

Dans cette page, je ne vais pas lister tous les artistes et chansons qui m'ont marqué. D'autant que, niveau goûts musicaux, je suis éclectique. Et il n'y aurait aucun intérêt à énoncer des groupes tels que Death et Raven et des musiciens comme Chopin et André Rieu (ce que je viens de faire, j'aime l'ironie). Je vais plutôt décortiquer le rapport entre le recueil et la musique. 


La poésie est une affaire d'agencement des mots pour faire ressortir une certaine musicalité. Là, je ne vous apprends rien : lire un poème en silence, ça semble un peu décousu, voire terne. Mais écouter quelqu'un réciter et animer le poème, tout à coup on se sent parcouru par un frisson divin. Ceci, c'est la musique des mots, le souffle du style. Tout au long de mes études, j'ai pu entendre des poèmes lus par les professeurs. Et quand ceux-ci vivaient le texte, la beauté me clouait sur place, et je me disais : "Moi aussi, je veux faire ça !"
Je voulais que mon écriture soit fluide et agréable mais que, tantôt, elle exprime la brutalité, la surprise ou autre. Que le silence de la prose soit comblé par la richesse de l'écriture.

Ainsi, quoi de mieux pour insuffler à sa création une émotion particulière que d'écrire sous l'influence de l'émotion même ? Je souhaite qu'à ce moment du texte "ça envoie", eh bien je vais écouter du bon Heavy des années 70. Je préfèrerais que ce soit profond, sensible, laissons le Blues s'étendre. Proposer de la brutalité ? Internet fourmille de groupes de Brutal Death. Au contraire, faire quelque chose de posé et tranquille, un petit Nujabes, ou de l'electro façon Trentemøller ou Orbital.

De manière générale, ce recueil est un hommage à la musique. Cependant, lorsque je dis cela, ce n'est pas pour signifier : "Je défends LA musique, la vraie." Je célèbre la musique que nous nous approprions, qui nous apporte quelque chose. Cela dépend de chacun. C'est d'ailleurs dans cette optique que j'ai écrit deux symphonies littéraires. Ces textes poétiques ont été conçus dans le but d'écrire en prose poétique des phrases musicales. C'était une tentative, j'en suis satisfait. Pour autant, ce n'est pas dit que je me réessaye à cet exercice un jour...
Aussi, je mets en avant la musique jugée à tort. Le Metal n'est pas une affaire de cris et de violence. C'est une évolution issue du Blues et, comme ce genre matriciel, le Metal est porté par d'autres structures pour exprimer quelque chose. Surtout que mettre dans un sac un style musical qui compte une dizaine de sous-genres majeurs et distincts, c'est un peu facile. Mettre côte-à-côte Black Sabbath et Symphony X ou bien Grand Magus et Heavy Load devient aussi saugrenu que de comparer Cabrel et Goldman : tous deux font de la chanson française, mais ils n'ont rien en commun.


Comme je l'ai dit dans l'article Les "Contes urbains" : explication d'un projet, la musique a imposé sa marque sur le recueil par le choix des titres des thèmes, autant qu'elle impose quelque chose en nous. En somme, rien ne se crée à partir de rien. Le réseau des inspirations, de ce que l'on ressent par tel ou tel art, va influer sur ce que l'on souhaite produire. C'est ainsi que Skinny Love, que j'ai imaginé se plier au genre du Death Metal, a donné naissance au personnage de Mathieu et au texte qui lui est lié. Voir la danse du buto et sa musique étrange m'a inspiré une partie de ma première symphonie. Mais tout cela sera explicité dans les articles propres à chaque texte.

Comme vous pouvez le voir, ma célébration de la musique ne se limite pas à citer Metallica au hasard, à énoncer au pif "Acid Jazz" sans savoir de quoi je parle et à sortir soudainement un titre d'une composition de Bach. Elle est présente partout dans le recueil. En soi, je rejoins Karim Debbache, animateur de la chronique Crossed, qui affirme qu'il ne suffit pas de cracher quelques clins d’œil à la culture du jeu vidéo pour un faire un film basé sur les jeux vidéo. Il faut montrer son rapport intime et sensible avec ce médium. Pour la musique dans mon recueil, ce n'est pas différent. La musicalité est dans les références, il est vrai, mais aussi dans l'écriture et dans le projet initial.
Et, concernant le jeu vidéo au sein de ce livre, c'est pareil.

C'est dans un souci de partager ma passion de la musique que j'ai conçu le "Guide du Metal pour les non-initiés" : à vous de découvrir ce genre via plusieurs articles aux thématiques ciblées !

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