Chronologie



Comme je l'ai promis dans le billet de la version 1.1 du recueil, je vous propose la liste des textes dans l'ordre chronologique d'écriture. 
Dans mon recueil, j'ai souhaité réunir les différents écrits sous des thèmes : cela permettait de créer un ensemble cohérent et de mieux saisir les liens et l'approche du projet. Seulement, certains liens ne sont visibles que par la confrontation des différents éléments selon la date d'écriture. Pour résumer, il y a dans ce recueil plusieurs sens de lecture. Ceci peut sembler comme une difficulté, mais ça permet une plus grande liberté, une meilleure appropriation.
Je préfère soumettre quelque chose qui ne soit pas unilatéral. Et pour donner le plus d'outils afin de mieux appréhender les multiples directions, voici la table chronologique des Contes urbains.

Pour le code couleur : Sphères lyriques, Astres fictionnels, Galaxie poétique, Constellations de la Vie et de la Mort, Nuée de notes et le Finale.

Erreur (janvier - février 2010)
Enfant (commencé en février - mars 2010, terminé en octobre 2012)

Sans (février 2011)
Cosmogenèse (avril 2011)
Le Conte de la femme barbue (commencé en avril 2011, terminé en janvier 2012)
Mai 2011 : Un coup d’œil à la fenêtre 
Mai 2011 : Souvenir d'un dessin imaginé
Mai 2011 : Notes après promenade, texte mort-né
Juin 2011 : Au détour d'une discussion avec un ami du Web, au retour d'une marche pour la lune rousse
Ombre (juillet à aout 2011)
Les rêves se réalisent (juillet 2011)
Juillet 2011 : Départ en vacances de la Muse, escapade pour prendre du recul 
Enadra, au détour de la lecture de l'Aurélia de Nerval (juillet 2011)
Mort brutale (Juillet 2011)
Le Rire de l'acacia (Vie et mort - Juillet – aout 2011)
Goutte (Vie et mort - Aout 2011)
Aout 2011 : Hanté par les doutes, comme de nombreux soirs
Nuit (aout 2011)
Recherche (octobre 2011) 
Danse-Mort (commencé en octobre 2011, terminé en avril 2012)
Symphonie (commencé en octobre 2011, terminé en décembre 2011 ou janvier 2012)
Cycle (commencé en novembre 2011 – complété en mai 2013)
Exaltation (novembre 2011 à janvier 2012)
Enadra, au détour d'une rêverie (décembre 2011)
Hiver 2011 - 2012 : Pensée lancée contre la nostalgie névrotique

Début 2012 : La peur survient à tout moment
Amour volant (janvier 2012)
Moine (janvier - février 2012)
Symphonie n°2 (février - mars 2012)
Blanche obscure (mars à juin 2012)
Avril 2012 : Dans ma chambre à lire Giono, la fenêtre ouverte en face de moi, le soleil sur les murs, le printemps dans les narines
Avril 2012 : Retour de la représentation du groupe théâtre... En tant qu'acteur
La Boîte de Jazz (mai à juillet 2012)
Juin 2012 : Après les examens, un dernier détour à la bibliothèque pour un autre texte mort-né
Juillet 2012 : Marche avant réunion pour l'animation
Vague glaciale (septembre – octobre 2012)
Absence (octobre 2012)
Christian (octobre 2012)
Foyer (novembre 2012) 
Dans le ventre de la terre (novembre 2012) 
Automne (novembre 2012) 
Cadavre sonique (novembre - décembre 2012)
Du virtuel à la vie (décembre 2012) 
Décembre 2012 : Dans le train, notes fulgurantes
Quête (décembre 2012 - janvier 2013) 

Monologue (janvier 2013)
Sophie (janvier - mars 2013)
L'écrit vain (février - mars 2013)
Death met all (mars - mai 2013)
Atomos (ébauché en fin 2010, terminé en mars 2013)
Amour et souvenirs (avril – mai 2013)
Mai 2013 : Initialement prévu pour Death met all, ôté du texte finalement
Vecteur (juin 2013)
Orage (mai à aout 2013)

Des hommes et un monde (juillet à aout 2013)


On remarque dès lors que certains textes éloignés par l'organisation du recueil se trouvent liés par le moment d'écriture, ce qui explique certains rapports entre les idées et les pensées. Tout est en réseau. "Erreur" et "Enfant", ainsi que "Sans", sont en retrait car ils appartiennent au premier projet des Contes urbains. "Cosmogenèse" apparaît comme une première tentative d'écriture de texte en prose galactique tandis que "Le Conte de la femme barbue" est une fiction qui, si elle a été débutée en avril 2011, prend plus sens par rapport au moment de janvier 2012.

Il se trouve une phase de transition allant de mai à juillet 2011 : je travaillais sur mon premier recueil, de fait j'écrivais moins. C'est pour cela que j'ai commencé à écrire des notes : des textes qui devaient s'enrichir ensuite, sait-on jamais. Certains sont restés tels quels. A côté de ça, je lisais le Livre tibétain de la Vie et de la Mort, ce qui m'a inspiré pour écrire "Ombre". En même temps, comme tous les étés, je me retrouvais seul, ce qui me permettait de prendre du recul et d'écrire quelques textes poétiques. Après l'écriture d'"Ombre", j'ai souhaité poursuivre sur la mort, en la prenant de sa façon brute et brutale, puis selon l'angle des émotions et, enfin, selon les idées. Est né le "Triptyque" selon cette organisation qui a émergé au fur et à mesure des textes ("Mort brutale" était un test, je ne savais pas où ça allait m'amener).
Aout 2011, j'étais en proie au doute, et je n'ai écrit qu'un seul texte qui est venu de façon fulgurante. L'emprise des interrogations a été forte, si bien que j'ai écrit "Recherche". Soudainement, alors que je marchais pour faire des courses, j'ai eu l'idée de danse avec la mort. J'ai réuni mes idées autour de la vie et de la mort, ainsi que quelques inspirations à la lecture de certains textes antiques, pour proposer un texte qui lorgne du côté de l'essai tout en essayant de le rendre agréable. Reprendre l'écriture dans ce sens m'a amené à réunir mes inspirations, musicales cette fois, et à tenter l'aventure d'une poésie en prose musicale qui emprunterait à la symphonie. Ce texte a été long à écrire, et il touche à de nombreux styles. En cherchant des musiques, je suis tombé sur le Holy Land de Angra qui m'a inspiré immédiatement "Exaltation". J'ai souhaité aussi me pencher sur mes émotions, j'ai conçu la première partie de "Cycle" sans pour autant me dire qu'il y aurait une suite.

Alors que, fin 2011, j'avais écrit "au détour d'une rêverie", début 2012 j'ai enchaîné avec un autre texte sensible. Mais, comme on le voit, il y a toujours cette peur qui tenaille, ces doutes qui bloquent. A la relecture de "Symphonie", je n'étais absolument pas satisfait, pourtant je ne voyais pas quoi faire. J'ai pris le taureau par les cornes et j'ai tenté, après l'écriture de "Moine", une "Symphonie n°2"
"Blanche obscure" m'a beaucoup occupé, si bien qu'en avril ne m'était venu que deux notes (la première à propos des émotions liées à la lecture étant plus longue que l'autre). Un tel travail en a amené un second : la "Boîte de Jazz". Pendant ce temps, en juin, il y a eu mes ultimes partiels de lettres modernes et, en juillet, une réunion pour un travail en centre aéré. Comme j'ai travaillé tout le mois d'aout, je n'ai rien écrit du tout.


Rentrée 2012, nouveau passage à vide qui me ramène au lyrisme avec "Vague glaciale" et "Absence", ce dernier venant interrompre la fiction. En effet, bien que j'aie placé "Absence" au sein des fictions pour ne pas se trouver confronté aux personnages de la "Boîte de Jazz" dès la première partie, ce choix se justifie parce que ce texte tranche entre deux moments d'écriture. Entre la "Boîte de Jazz" et "Christian", il n'y a rien de bien consistant : des notes et "Vague glaciale" que j'ai écrit en une matinée (puis retravaillé ensuite). C'est vraiment grâce à "Christian" que j'ai renoué avec un texte plus dense et plus narratif - et c'est avec "Christian" que j'ai mis un point final aux deux premiers textes des Astres fictionnels.
Ceci a ouvert d'autres champs d'écriture : je me suis souvenu de ce qu'avait dit mon professeur de philosophie de terminale dans un moment anecdotique à propos de la représentation minimale du foyer selon son concept, et il était allé de la maison au feu puis à la fumée. J'ai voulu réinvestir cela et, par les idées que cela donnait sur la vie et la mort, j'ai été amené à me tourner vers "Dans le ventre de la terre", pour fixer l'existence. Ces idées encore toutes fraîches ont été parcourues par des musiques et une relecture de Rimbaud, ainsi m'est venu le "Cadavre sonique". "Automne", quant à lui, provient d'une émotion instantanée.
Porté par ces ressentis en pagaille, je me suis retourné, via l'idée d'existence, vers mon expérience d'enfant et la route que j'ai empruntée dans ma vie ("Du virtuel à la vie"). En même temps que j'avais réfléchi sur le jeu vidéo et la musique, j'ai réfléchi sur les arts en général, sur l'esthétique et l'esthétisme, d'où l'écriture fulgurantes de notes dans le train. Et, pour aller encore plus loin, j'ai imaginé "Quête" en mettant en scène mes idées par le biais d'un personnage au lendemain d'une soirée.

Qu'à cela ne tienne, poursuivons avec cette existence qui échappe : j'ai écrit "Monologue". Et, creusons d'avantage, mettons en avant un autre personnage plus complet, et féminin aussi parce que ça manque : j'ai planché sur "Sophie" et "L'écrit vain", qui fonctionnent ensemble. Et, lancé sur l'idée de vie et de mort, jouons avec le Death Metal que j'apprécie et duquel j'ai découvert une autre facette par le Doom Death que j'avais découvert fin 2012 - début 2013 : j'ai travaillé sur "Death met all". Dans ma lancée, j'ai relu "Atomos", qui ne présentait que les trois premiers paragraphes déjà présents. Je l'ai repris et l'ai tourné selon des réflexions sur la vie et la matière, sous l'inspiration de Lucrèce.
"Amours et souvenirs" marque une rupture au sein de cette suite. Cela s'explique du fait que j'étais en stage, et que cela a brisé ma routine. J'ai donc pensé à d'autres choses, et je suis revenu sur ces souvenirs particuliers. Je voulais aussi m'adonner à un projet d'écriture durant ces deux semaines de stage afin de m'occuper en dehors du temps de travail.
J'ai aussi augmenté "Cycle" d'une autre partie pour lier mes réflexions à mes souvenirs.
Passées les vacances d'avril, "Death met all" arrivait à son terme, et j'ai ôté une partie de celui-ci devenue hors-propos. Elle est restée en tant que note, car elle appartenait, au même titre que toute la nuée de notes, à l'ensemble du processus. Si "Vecteur" m'est venu d'un coup et a été écrit rapidement, "Orage" a été plus long à mettre en place : il y a d'abord eu une première partie sentimentale, instantanée. Puis je me suis dit que ça ne suffisait pas. J'ai relu, réfléchi. Je me suis tourné vers autre chose, un texte différent. Peu à peu, j'ai poursuivi "Orage" en parallèle, parce que j'ai vu un lien entre ce texte-ci et celui que je préparais. Finalement, face à ce dernier texte que je concevais petit à petit, je me suis aperçu que j'étais parvenu à un moment où je faisais le lien entre tous les textes, entre tous les moments. Ainsi, "Des hommes et un monde" s'est imposé comme le Finale du projet.


Plus que la liste chronologique, je vous ai offert aussi l'élaboration progressive du recueil en résumé. Car il n'est pas question ici de toutes les influences, de toutes les étapes de chaque texte ; ceci est l'objet des articles du blog. En tout cas, j'espère que ces outils vous intéresseront, et sachez que je reste ouvert à vos remarques et vos avis.
Encore une fois, merci à vous.

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